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Les maisons closes allemandes bradent les prix

11/07/2012

En ces temps de crise économique, les entreprises classiques ne sont pas les seules à souffrir des effets d’une économie en berne, puisque les maisons closes allemandes sont également touchées.
Celles qui depuis 2002, date de leur légalisation, ne connaissaient pas la crise mais pour qui désormais les temps sont durs, ont ainsi décidé de s’adapter en proposant diverses offres afin d’attirer la clientèle.

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Une concurrence acharnée en matière d’offres discount

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Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la concurrence est rude en matière d’offres discount. Près de 450.000 prostituées travaillent dans toute l’Allemagne, et la capitale recense 700 eros centers qui n’ont pas d’autre choix que de brader les prix s’ils veulent continuer à exister. Même les plus grands clubs, tels l’Artemis à Berlin avec ses 4000 mètres carrés, se sont lancés dans la compétition.
D’autres n’ont pas hésité à mettre en place des happy hours avec entrée à 79 euros de 10 heures à 15 heures.
Ces pratiques se généralisent de plus en plus à tel point qu’est apparue une nouvelle expression pour désigner cette politique de prix discount puisque désormais on parle de Flaterate Bordells ou bordels à prix cassés.
Certains établissements, comme le Pussy Club, proposent des offres tout compris avec boisson, repas et réjouissances à volonté pour 70 euros en journée et 100 euros en soirée. De quoi faire des heureux!
D’autres structures plus petites comme la Maison d’Envie ont décidé d’encourager les comportements écolos en faisant bénéficier d’une réduction de 5 euros les clients qui viendraient à vélo.
Mais si une majorité de clubs ont accepté de baisser leurs prix ou de pratiquer des offres préférentielles, certains ne parviennent pas à s’y résoudre et sont entrés en résistance.
C’est le cas de certains établissements luxueux tels le Monrouge dont le patron considère que solder les prix, équivaudrait à dégrader l’image de son établissement, lui qui se refuse à faire de son club une « usine à sexe » mais qui préfère privilégier la qualité du service.

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Les prostituées allemandes, les vraies victimes de la crise

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Toujours est-il que si la crise ne fait pas les affaires des bordels allemands, elle ne fait pas non plus celles des travailleuses du sexe qui ont vu leurs revenus diminuer de façon significative.
Aujourd’hui, une prostituée allemande gagne en moyenne 110 euros par jour, alors que dans les années 80, une passe pouvait se monnayer l’équivalent de 100 euros.
Autant dire que la plupart des prostituées n’ont pas d’autre choix que d’enchainer les passes si elles veulent pouvoir obtenir un salaire correct à la fin du mois, car il est loin le temps où le salaire moyen des prostituées travaillant en Allemagne était de plus de 5000 euros par mois. D’autres filles, qui ne souhaitent pas travailler à la chaîne font des heures sup’ en tant qu’escorts une fois leur service terminé.
Quant à celles qui ne travaillent pas dans des bordels et s’adonnent à la prostitution de façon indépendante ou occasionnelle, elles sont également touchées par les conséquences de la crise économique qui sévit en Europe et n’hésitent pas à baisser le prix des passes, ce qui entraîne parfois des conflits avec leurs collègues qui refusent de s’abaisser à pratiquer des passes moitié prix pour 20 ou 30 euros.
Le souci c’est qu’avec ces offres à prix bradés, les clients deviennent de plus en plus difficiles et peuvent même se montrer parfois mauvais payeurs, n’hésitant pas à marchander le prix des prestations ou refuser de payer les extras.
Sans oublier que des associations féministes ainsi que certaines personnalités politiques se sont offusquées du fait que les offres illimitées obligent les filles à effectuer un réel travail d’abattage qui s’apparente à une forme d’exploitation sexuelle. Ce à quoi les dirigeants d’eros centers répondent que même si ce n’est pas une situation idéale pour les travailleuses du sexe, cela vaut mieux que de ne pas avoir de travail du tout en cette période de crise.

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