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Suppression de la prostitution, entre utopie et réalité

25/06/2012

Chers lecteurs, tout est dans le titre de l’article.
Semble-t-il possible de parvenir un jour à éradiquer cette activité aussi vieille que l’humanité, ou cela semble-t-il un voeu pieux?
Toujours est-il que Najat Vallaud-Belkacem, fraîchement nommée ministre des droits des femmes et porte-parole du gouvernement, a tout bonnement décidé de faire disparaître la prostitution du payasage français.
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Des moyens de rétorsion à l’encontre des prostituées et de leurs clients

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Il ne s’agit pas pour le coup d’aménager ou encadrer cette activité. Non, il s’agit ni plus ni moins de la supprimer, de la voir disparaître selon les propres termes de Madame La Minsitre.

Entre nous, je ne vois pas trop comment y parvenir sans mettre en place des moyens restrictifs tant pour les prostituées que pour les clients.
C’est ainsi que l’on a vu apparaître dernièrement tout un attirail de mesures visant à dissuader les clients de prostituées et à chasser ces dernières des espaces qu’elles occupaient jusqu’alors.
En 2011, des députés, soutenues par Roselyne Bachelot alors ministre des solidarités, ont en effet déposé une proposition de loi visant notamment à pénaliser les clients de prostituées, voulant ainsi transposer le système suédois au système français en matière de lutte contre la prostitution .
Si une telle mesure était adoptée, les clients encourraient une peine de deux mois d’emprisonnement et 3750,00 euros d’amende.
De nombreuses prostituées se plaignent également de harcèlement de la part des autorités judiciaires et policières. On l’a bien vu récemment avec un arrêté préfectoral en date du mois de mars inerdisantt désormais aux prostituées du Bois de Boulogne qui utilisent des camionnettes, de venir stationner dans les allées ou aux abords du bois.

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Des mesures dont l’efficacité laisse à désirer

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Ces mesures, si elles sont radicales, ne semblent pas obtenir le résultat escompté puisque la prostitution, loin de disparaître, se cachera ou se déplacera.
Les prostituées iront exercer plus loin, ou ailleurs, au risque de tomber dans une certaine forme de clandestinité avec tous les dangers que cela comporte pour celles qui n’auront pas les moyens de louer un local sûr pour y exercer leur métier, sans compter l’éloignement des structures de protection sanitaire et sociale.
D’autres tomberont très certainement sous la coupe de réseaux mafieux et de proxénètes peu scrupuleux.
Quant aux clients, ils se rendront dans des pays beaucoup moins regardant où la prostitution est autorisée sinon tolérée.
Et grâce aux compagnies d’aviation low coat, on peut désormais se rendre en un clin d’oeil vers certaines destinations plus connues désormais pour le tourisme sexuel que pour le tourisme classique, sachant toutefois chers messieurs que l’un n’empêche pas l’autre et qu’il est tout à fait possible de lier l’utile à l’agréable.
Plus sérieusement, il n’est donc plus nécessaire de partir en Thaïlande ou autres pays lointains puisqu’il suffit de se rendre en Ukraine, en Hongrie ou en République Tchèque pour fréquenter les éros centers et autres maisons de plaisirs.
Et pour les clients les plus aisées, il reste toujours la possibilité de s’offrir les services d’une escort girl.
Toutefois, si la pénalisation des clients a enregistré de bon résultats en suède, elle n’a pas totalement éradiqué la prostiution. Elle l’a simplement réduite de moitié et les prostituées exercent désormais, au mieux dans des appartements, au pire dans des zones périphériques où règne l’insécurité mais où elles ont au moins la certitude que les policiers ne viendront pas intercepter leurs clients.
Le modèle suédois n’est donc pas un exemple parfait à suivre les yeux fermés.

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Et l’avis des prostituées dans tout ça!

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Madame Vallaud-Belkacem serait plus crédible si elle souhaitait donner un cadre jurique et légal à la prostitution, affichant de ce fait une réelle volonté de vouloir protéger les prostituées et les laisser libres de leurs choix, car il est une idée reçue qui consiste trop souvent à croire que toutes les prostituées ont été forcée de vendre leurs charmes, confondant ainsi prostitution subie et prostitution choisie.
Or si nombreuses sont celles qui se sont en effet retrouvées réduites à faire commerce de leur corps à cause de conditions de vie difficiles tant économiquement que sur un plan personnel, ce n’est pas le cas de toutes les femmes qui ont fait ce choix de vie et semblent l’assumer.
Faudrait-il donc pénaliser celles pour qui c’est un choix et non une nécessité? On est loin de la promesse électorale de François Hollande, qui s’était engagé durant la campagne présidentielle à supprimer le délit de racolage passif qui selon lui conduisait à isoler les prostituées des associations d’aide et de prévention.
En tant que ministre des droits des femmes, Madame Vallaud-Belkacem devrait se poser la question suivante: payer un rapport sexuel est-ce l’imposer?
De même si la prostitution pouvait s’exercer dans des lieux réservés à cet effet, on n’assisterait plus au spectacle, il faut bien l’avouer, souvent gênant pour le voisinage de ces longues files de voitures aux abords des lieux de prostitution. C’est d’ailleurs cette volonté de maintenir la tranquilité publique qui a poussé certains élus ou associations à vouloir agir contre les clients de prostituées.
Mais concernant le tout répressif à l’égard de la prostitution sous toutes ses formes, on peut se demander ce que cache une telle virulence.
Rappelez-vous ces politiciens américains, tels Eliot Spitzer, gouverneur de l’Etat de New York, qui s’étaient lancés dans une bataille virulente contre la prostitution. Faisant preuve d’un zèle sans pareil, ils semblaient mus par des valeurs morales voir religieuses intangibles jusqu’à ce que la presse révèle qu’ils étaient eux-mêmes de fidèles clients de prostituées. Quelle ironie du sort. Mais aux Etats-Unis, les gouverneurs, députés et sénateurs, qui se veulent être les chantres de la défense de l’ordre moral, sont souvent les pemiers à fauter.

Et vous chers lecteurs, qu’en pensez-vous?
Pensez-vous comme beaucoup qu’il s’agit là d’une posture hypocrite de la part de nos dirigeants politiques qui consite à jeter un drap sur cette prostitution que l’on refuse de voir sans se préocuper des conséquences?
Ou pensez-vous au contraire que la prostitution s’apparente à une forme d’esclavage moderne qu’il faut combattre?
Dans ce cas, quelle est votre position par rapport aux propositions visant à pénaliser les clients de prostituées?

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